Adour
Apparence
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L'Adour est un fleuve du Bassin aquitain dans le Sud-Ouest de la France. Long de 308 kilomètres, il traverse les villes de Tarbes, Dax et Bayonne.
Citations
[modifier]Dax, nymphe exquise de l'Adour, [...] Dax, ma douce patrie.
- Souvenir de Dax, valse chantée, Rémi d'Avezac de Moran, éd. Leduc, 1911, p. 3
Pour voir confluer l'Adour et la Nive,
Bayonne étend ses quais sur quatre rives.
De leurs hauts lieux, les flèches et le fort
Se mesurent, de l'un à l'autre bord.
- Mes Landes, Georges Cazenave, éd. Debresse, 1959, p. 60
Le contraste apparaîssait néanmoins entre l'opulente Chalosse et la Lande proprement dite. La productivité agricole était autrement plus florissante au sud de l'Adour.
- Les Landes autrefois, de 1800 à 1930 : images retrouvées de la vie quotidienne, David Chabas, éd. Horvath, 1990, p. 8 (lire en ligne)
Si l’Adour est veuf de gros navires, le développement du tourisme amène de plus en plus sur ses rives l’essaim gracieux des yachts effilés. Maigre compensation aux difficultés économiques de l’heure.
- « Le trafic du port de Bayonne en 1931 », René Cuzacq, Sud-Ouest européen, 1932, p. 376 (lire en ligne)
Fleuve ou marais, qui sait ? L’Adour n’est jamais loin, bel amant de la pierre immuable et sereine, il berça de son chant Vincent de Paul enfant, et se mêle au passage à l’onde qui guérit.
- Landes, de terre et d'eaux, Alain Dubos, éd. Passiflore, 2011 (ISBN 9782918471066), p. 18
Les tristes courlis, annonciateurs de l'automne, venaient d'apparaître en masse dans une bourrasque grise, fuyant la haute mer sous la menace des tourmentes prochaines. A l'embouchure des rivières méridionales, de l'Adour, de la Nivelle, de la Bidassoa qui longe l'Espagne, ils erraient au-dessus des eaux déjà froidies, volant bas, rasant de leurs ailes le miroir des surfaces. Et leurs cris, à la tombée de la nuit d'octobre, semblaient sonner la demi-mort annuelle des plantes épuisées.
- Ramuntcho (1897), Pierre Loti, éd. Calmann-Lévy, 1926, p. 1, 2
Bientôt la ligne de clivage entre Landais et non-Landais ne passa plus comme elle l’avait toujours fait entre la plaine et les coteaux, le sable noir et la glèbe fertile, elle épousa simplement le pointillé des cartes départementales. Alors que les paysans du sud de l’Adour se transformaient en Landais, les habitants de Salles ou de Saint-Symphorien devinrent des individus sans nom, de pâles Girondins.
- Histoire de la forêt landaise, Jacques Sargos, éd. L’Horizon chimérique, 1997, p. 40
Dans ce territoire artificiellement créé par l'homme, l'Adour, au débit puissant et capricieux en hiver mais fort réduit en été, délimite nettement deux grandes régions naturelles que tout semble opposer : au nord, les immenses étendues de sables de la Lande, en grande partie couvertes de forêts ; au sud, la Chalosse, pays de coteaux dont le modelé se fait de plus en plus vigoureux au voisinage du Béarn et en particulier dans le Tursan où se situe le point culminant de l'ensemble du département.
- Histoire de la Gascogne contemporaine : des Landes aux Pyrénées, Bernadette Suau, éd. Horvath, 1983, p. 9-10 (lire en ligne)
Limité à l'ouest sur une centaine de kilomètres par l'Atlantique, le département des Landes est le second département français par sa superficie. Il est formé de deux grandes régions naturelles séparées par l'Adour : la Lande, au nord, aujourd'hui vaste massif forestier, avec des zones de culture qui tendent à se développer ; la Chalosse, au Sud, pays de coteaux, au modelé plus ou moins vigoureux, à la population plus dense, dont le caractère et le physique diffère de ceux des landais de la Lande.
- Mémoire des Landes : dictionnaire biographique, Bernadette Suau, éd. CEHAG, 1991, p. 7