René Cuzacq
Apparence

René Cuzacq, né le à Marpaps et mort le à Dax, est un enseignant, historien et géographe français.
Citations
[modifier]Dans Sud-Ouest européen
[modifier]Si l’Adour est veuf de gros navires, le développement du tourisme amène de plus en plus sur ses rives l’essaim gracieux des yachts effilés. Maigre compensation aux difficultés économiques de l’heure.
- « Le trafic du port de Bayonne en 1931 », René Cuzacq, Sud-Ouest européen, 1932, p. 376 (lire en ligne)
Que la côte landaise ou la côte basque aient eu un certain passé maritime, que cette vie maritime ait presque disparu aux environs de 1900, en laissant surtout derrière elle le souvenir de traditions vivaces, il suffit de lire le Tableau de la géographie de la France du grand Vidal de la Blache pour s'en rendre compte.
- « La pêche à Saint-Jean-de-Luz », René Cuzacq, Sud-Ouest européen, 1933, p. 287 (lire en ligne)
Bayonne, 1933
[modifier]Un port d'estuaire et un confluent près du grand renfoncement du Golfe de Gascogne, le chevelu des rivières du bassin de l'Adour qui venait y aboutir, tout concourait à faire naître en ce lieu prédestiné une belle cité.
- Bayonne, René Cuzacq, éd. Chabas, 1933, p. 3 (lire en ligne)
Le site même était lui aussi favorable : au Sud, de douces ondulations venaient mourir sur les rivières ; le raide côteau de la Citadelle et de Saint-Etienne dominait au Nord la rive de l'Adour.
- Bayonne, René Cuzacq, éd. Chabas, 1933, p. 4 (lire en ligne)
Mais du pont monumental qui, sur près de 300 mètres, franchit le puissant Adour, le panorama s'étend, de part et d'autre de la Nive accourue, sur les deux autres quartiers de la cité, le Grand Bayonne à droite, le Petit Bayonne à gauche : le regard embrasse à la fois le port au travail, la file des quais, les hautes maisons aux nombreux étages d'où émergent les flèches de la cathédrale.
- Bayonne, René Cuzacq, éd. Chabas, 1933, p. 4 (lire en ligne)
Ici encore, Bayonne s'enfonce dans une verte nature. Le XVIIIe siècle multiplia tout autour de la ville les belles promenades : en dépit des mutilations de la hache, elles subsistent encore.
- Bayonne, René Cuzacq, éd. Chabas, 1933, p. 8 (lire en ligne)
Le fleuve créa la ville ; c'est à lui que la cité dût sa naissance, et, durant les siècles, leurs destinées communes furent
étroitement liées. S'il est resté l'un des facteurs de son activité, le port n'est plus aujourd'hui pour Bayonne la source essentielle et unique de sa richesse.
- Bayonne, René Cuzacq, éd. Chabas, 1933, p. 9 (lire en ligne)
Saint-Jean-de-Luz, 1933
[modifier]Avec sa côte bordée de hautes falaises, sa mer aux couleurs changeante, le double voisinage des Pyrénées naissantes et de l'Espagne prochaine, la Côte Basque possède encore l'attrait suprême d'une langue mystérieuse, fragment survivant de la plus lointaine humanité.
- Saint-Jean-de-Luz, René Cuzacq, éd. Chabas, 1933, p. 3 (lire en ligne)
la côte
d'Eskual-Herria se déroule sous la double rencontre de la montagne et de la mer; nulle part leur contact intime n'est mieux marqué qu'à Saint-Jean-de-Luz : d'un côté, la Rhune géante aux grès rouges ; de l'autre, la baie prestigieuse et profonde, vasque immense aux lignes divines de pureté. Entre elles s'allonge la petite ville à l'inexprimable cachet basque, dans sa grâce accueillante et sa pimpante clarté.
- Saint-Jean-de-Luz, René Cuzacq, éd. Chabas, 1933, p. 3 (lire en ligne)
De l'embouchure de la Gironde à celle de la Bidassoa, sur 250 kilomètres environ, la côte de fer du Golfe de Gascogne présente à peine deux échancrures, le bassin d'Arcachon et la rade de Saint-Jean-de-Luz.
- Saint-Jean-de-Luz, René Cuzacq, éd. Chabas, 1933, p. 4 (lire en ligne)
L'Adour et ses Gaves, 1937
[modifier]La Chalosse ! [...] Le pays de coteaux qui s'étend de l’Adour au gave de Pau, en débordant quelque peu sur le nord-est des Basses Pyrénées, conserve pour l'habitant du sud-ouest tout son prestige de richesse et de gloire. Séparée du Béarn qui lui ressemble tant, la Chalosse livre au ravissement du voyageur les horizons uniques de ses nobles et ardentes collines où vient mourir l'invasion des sables landais.
- L'Adour et ses Gaves, René Cuzacq, éd. Arthaud, 1937, p. 71
Le Pays basque, 1953
[modifier]De cette terre sans pareille, une noble cité de pierre au bord d'un grand fleuve est comme la porte d'entrée. Capitale régionale de 32 000 habitants, au carrefour de la forêt landaise, des riches collines de la Chalosse et des pays de l'Adour, même du Béarn lointain, Bayonne est encore le point d'aboutissement des trois provinces basques françaises. Elle-même s'entoure de Biarritz, d'Anglet et du Boucau, pour former une vaste agglomération de plus de 75000 habitants.
- Le Pays basque, René Cuzacq, éd. Alpina, 1953, p. 4 (lire en ligne)
Pour le voyageur qui l'aborde, une ceinture de remparts dominés par les flèches hardies d'une cathédrale gothique : voilà Bayonne. Sur la rive nord de l'Adour, la citadelle domine la ville et le panorama du fleuve.
- Le Pays basque, René Cuzacq, éd. Alpina, 1953, p. 6 (lire en ligne)
Le cloître de Bayonne, 1958
[modifier]Parmi les plus beaux cloîtres gothiques de France, celui de Bayonne est l'un des plus grands et des plus spacieux. Sur le flanc de
la nef de la cathédrale, il dessine la poétique beauté de son rectangle un peu irrégulier. Sa paix méditative reste liée à elle, et à son chapitre à l'origine (non point à un monastère). Son chant calme s'associe à l'hymne du vaisseau voisin, prenant tout son enchantement en surgissant au-dessus de lui.
- Le cloître de Bayonne, sa description et son histoire, René Cuzacq, éd. Lacoste, 1958, p. 5 (lire en ligne)