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Sylvia Plath

Une page de Wikiquote, le recueil des citations libres.
Sylvia Plath dans son appartement londonien de Chalcot Square en .

Sylvia Plath, née le à Boston (États-Unis) et morte le au Royaume-Uni, est une écrivaine et poétesse américaine.

Citations

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J'ai le choix entre deux attitudes : bonheur dans l'action constante, ou passivité et tristesse dans l'introspection. Ou alors je peux devenir folle en ricochant de l'une à l'autre.
  • Journaux de 1950 à 1962, Sylvia Plath (trad. Christine Savinel), éd. Gallimard, 1999, p. 39


J'envie les hommes pour la liberté physique qu'ils ont de mener une double vie : leur carrière et leur vie sexuelle et familiale. J'ai beau faire semblant d'oublier cette jalousie, elle est toujours latente et insidieuse, venimeuse.
  • Journaux de 1950 à 1962, Sylvia Plath (trad. Christine Savinel), éd. Gallimard, 1999, p. 49


Je ne sais qui je suis ni où je vais, et c'est moi qui dois décider des réponses à donner à ces questions effroyables.
  • Journaux de 1950 à 1962, Sylvia Plath (trad. Christine Savinel), éd. Gallimard,, 1999, p. 77


Attitude philosophique : vivre et boire la vie jusqu'à la lie : pourvu, pourvu que je n'arrête pas de penser, et ne me mette pas à subir, par aveuglement, par appréhension ! Je veux goûter et célébrer chaque jour, et ne jamais avoir peur d'une expérience douloureuse ; ne jamais m'enfermer dans un noyau de torpeur insensible, garder une attitude critique face à la vie, me poser des questions, et ne jamais choisir la solution de facilité. Apprendre à penser, penser à vivre, vivre pour apprendre-avec une perspicacité, une compréhension et un amour toujours neufs.
  • Journaux de 1950 à 1962, Sylvia Plath (trad. Christine Savinel), éd. Gallimard,, 1999, p. 92


Et moi j'ai ce démon qui veut que je m'enfuie en hurlant plutôt que d'être faillible, d'avoir des défauts. Il veut me faire croire que je suis si bonne que je me dois d'être parfaite ou rien.
  • Journaux de 1950 à 1962, Sylvia Plath (trad. Christine Savinel), éd. Gallimard,, 1999, p. 227


Je dois cultiver cette bizarrerie et cette intériorité simplement en demeurant moi-même, et en étant fidèle à mes farfadets et démons personnels.
  • Journaux de 1950 à 1962, Sylvia Plath (trad. Christine Savinel), éd. Gallimard,, 1999, p. 260


Vendredi 20 juin. Ma devise ici pourrait être : "Mon esprit, comme en un rêve, est retenu prisonnier." J'ai dû lutter, et lutte encore contre la dépression. C'est comme si ma vie était animée de manière surnaturelle par deux courants électriques, l'un positif et joyeux, l'autre négatif et désespéré, et qu'elle fût totalement engloutie par celui des deux qui domine à tel ou tel moment.
  • Journaux de 1950 à 1962, Sylvia Plath (trad. Christine Savinel), éd. Gallimard,, 1999, p. 311


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